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Au 31 octobre 2020

« Kanoubaga » et « Textures »

Vous informent

Sur le fonctionnement de la cantine destinée aux enfants des rues

à Bobo-Dioulasso au Burkina Faso.

 

 

Tout d’abord nous espérons que vous êtes tous en bonne santé et si par malheur vous étiez malade, nous vous souhaitons un prompt rétablissement.

 

Les bonnes nouvelles : il faut se réjouir lorsqu’il y en a

  • Déjà 5 mois de fonctionnement,
  • Déjà 3100 repas cumulés ont été fournis
  • Toujours environ 45 enfants différents de 2 à 14 ans, fréquentent la cantine plus ou moins régulièrement,
  • De 22 à 29 repas ont été servis par jour au mois d’octobre.
  • 22 enfants viennent tous les jours manger (dont les 16 scolarisés), les autres viennent de temps en temps, pour de multiples raisons ils ne peuvent ou ne veulent s’intégrer à un rythme et une régularité quotidienne, l’important c’est que lorsqu’ils viennent ils peuvent se nourrir.
  • 16 enfants sont scolarisés et fréquentent l’école grâce à notre association.

S’ils manquent la classe c’est uniquement parce qu’ils font une crise de paludisme. Dans ce cas ils manquent également à la cantine, mais le président de l’association prend en charge l’enfant, le conduit à la consultation médicale et assure l’achat des traitements sur ordonnance ce qui permet un rétablissement rapide.

  • le soutien scolaire se poursuit : 3x/semaine de sorte à renforcer les connaissances de base et à préparer aux examens, 2 enseignants se partagent maintenant ce travail car, avec la reprise de leur fonction, la charge de travail était trop lourde (au Burkina un enseignant voit facilement son effectif de classe être de 80 à 100 élèves)
  • Capacité d’accueil de la structure : maximum 40 repas par jour pour 40 enfants, cet objectif ne pourra être atteint que si nous trouvons encore quelques donateurs pour l’instant les finances suffisent pour une moyenne de 25 repas/jour.
  • L’eau est arrivée jusqu’à la cantine, la corvée d’eau est allégée puisque maintenant le hangar dispose d’un robinet d’eau potable et d’un réservoir pour stocker de l’eau en cas de coupure. Les enfants peuvent emporter avec eux un bidon d’eau potable pour la journée à l’école, tous apprécient ce nouveau confort de vie !
  • Notre demande de subvention est toujours à l’étude à la SDEA, nous espérons qu’ils financeront partiellement cette action permettant l’accès à l’eau potable pour la cantine ; La SDEA dispose de budget pour des micro-projets dans le tiers monde.

 

Quelques mauvaises nouvelles :

La situation des pays du sahel est très dégradée du fait de la guerre qui a déjà fait des milliers de victimes. Le Burkina, le Mali, le Niger subissent une guerre qui affecte gravement la population avec des camps et plusieurs millions de personnes qui sont déplacées. Le 20 octobre dernier, 27 pays donateurs ont promis, une aide de 1.4 milliard d’euros afin d’éviter que la région ne plonge dans l’une des plus grandes crises humanitaires au monde, a indiqué l’ONU, cette somme devra aider 10 millions de personnes dans les 3 pays ci-dessus cités jusqu’en 2021.

Notre cantine est située dans le sud du Burkina Faso, une zone peu touchée par les conflits, grâce à vous cette cantine existe et peut poursuivre son pari de sauver des enfants orphelins en situation de rue en les réinsérant dans une « vie normale d’enfant ». Grâce à cette initiative, des enfants retrouvent une vie plus digne et le sourire, des adultes bienveillants et un espoir d’avenir.

Les adultes locaux sont fiers d’être acteurs chez eux, les ressources humaines sont là-bas mais pas les ressources financières. Le Burkina est le 14èmepays le plus pauvre au monde.

  • 3 enfants ont fait une crise de paludisme, dans ce cas ils manquent à la fois l’école et la cantine. L’association, par le biais du président, va voir ce qui se passe et prend en charge l’enfant. Il l’emmène à la consultation médicale et fait l’achat des traitements sur ordonnance ce qui permet un rétablissement rapide de l’enfant.
  • 3 enfants semblent rencontrer des difficultés scolaires très importantes après de trop nombreuses années blanches. Aussi sont-ils suivi plus particulièrement par les membres de l’équipe.
  • Trop d’enfants viennent sous le hangar pour s’amuser et certaines familles font déposer des tous petits par les grands frères ou sœurs pour que ces enfants soient dans un lieu sécurisé et sous bonne garde. L’épidémie de covid 19 avait, comme chez nous, mis tous les enfants hors de l’école qui ont été fermées au printemps, puis c’était les vacances scolaires. Depuis plusieurs mois les familles du quartier ont pris des mauvaises habitudes, trouvant dans ce lieu propre et animé un moyen d’occuper leurs enfants.

Il faut recadrer et préciser aux habitants du quartier les limites de l’accueil aux seuls enfants orphelins des rues qui sont inscrits dans le programme de réinsertion de l’association Kanoubaga. L’équipe doit apprendre à dire « NON ». Ce qui n’est pas dans leur culture. Ils y arriveront.

  • Si maintenant habillés, coiffés, les enfants orphelins pris en charge par Kanoubaga ont retrouvé une situation meilleure puisqu’ils mangent 1x/jour un vrai repas et vont à l’école, nous avons décidé d’ajouter une collation à la sortie de l’école pour les enfants scolarisés afin qu’ils aient l’énergie après la classe de travailler aux devoirs et au soutien scolaire. Une dépense de plus, 2.30€/jour, mais nécessaire.
  • Et puis les nuits sont de plus en plus fraiches. Aucun de ces orphelins ne disposent d’un lit pour dormir,  s’ils dorment à l’abris c’est dans une pièce unique (quelques m2) servant de maison pour un grand nombre d’individus, tous dorment directement sur le sol en terre battue ou sur de vieux habits, au mieux sur une « natte » qu’ils partagent avec d’autres (des membres de leur fratrie ou des cousins plus ou moins éloignés) ou chez un adulte qui se charge d’eux afin de ne pas dormir dans la rue exposés aux dangers (ce peut être un parent, grand-mère, ou oncle, ou une famille dite « d’accueil »)  . Mais ces conditions nocturnes sont toujours identiques et ne permettent pas un bon sommeil. Il faudrait au moins des couvertures.
  • Nous envisageons l’achat de couvertures sur place, il nous faudrait en acheter un grand nombre, faute de quoi l’enfant qui en possède une se la fera confisquer par les autres qui eux aussi ont froid, … comment les blâmer !

Un devis établit par un grossiste local nous indique un prix de 4.50€ par couverture si nous en achetons 100 unités. Vous pouvez nous y aider en faisant un petit don ponctuel supplémentaire, merci d’avance.

 

 

 

Voici maintenant ci-dessous les comptes :

Cumul sur 5 mois de fonctionnement (non compris les travaux de réfection du hangar Baba)

 

Dépenses sur les 5 mois

Du 02/06/2020

Au 31/10/2020

Montants en Francs CFA

Montant en Euros

Administratif et taxes

20 662

32

Denrées pour la cantine

1 336 110

2037

Equipements et

soutien scolaire

 

630 900

 

962

Déplacements et  dépenses de soins (palu)

 

85 845

 

131

Travaux d’adduction à l’eau potable

 

1 003 953

 

1530

Total dépenses

au 31/10/2020

 

3 077 470

 

4692

 

Ci-dessous les comptes du mois d’octobre

Dépenses octobre 2020

Du 01/10/2020

Au 31/10/2020

Montants en F CFA

Montant en Euros

 

Administratif et taxes

6000

9

 

Achats des

Denrées pour la cantine

 

217 045

 

331

 

Frais de scolarité

0

0

 

Déplacements et diverses dépenses de soins (palu)

 

13 575

 

21

 

Travaux d’adduction à l’eau potable (fin)

 

110 800

 

169

 

Total dépenses en

Octobre 2020

 

347 420

 

530

 

L’engagement pour des dons réguliers mensuels s’élève maintenant

à    431€  (25 personnes).

Les besoins mensuels s’élèvent à environ 500 euros

 

Depuis le démarrage du projet 28 personnes ont fait, ou refait un don ponctuel pour un montant total de 3205 euros, (hors donateurs au départ pour les travaux du hangar avant l’accueil de la cantine).

Pour le fonctionnement du projet nous avons rentré en tout 5137€, mais dépensé 4692€. En attendant d’avoir la subvention de la SDEA nous avons financé l’installation du robinet d’eau potable avec l’argent récolté

Il nous manque maintenant 7 donateurs réguliers à 10€ pour sécuriser le projet et permettre à la cantine d’accueillir chaque jours tous les enfants des rues qui se présentent pour obtenir un repas, nous pensons que c’est faisable, bien que la situation générale, la période trouble et les troubles qui agitent le monde actuellement et notre pays plus particulièrement ne soit pas très favorable.

 
 

Les dépenses d’adduction d’eau sont terminées. Cette cantine fonctionne avec 1 seul robinet alors qu’elle accueille jusqu’à 45 enfants et 5 adultes, or là-bas tous sont tellement heureux de ce confort et nous remercient. Nous espérons que le dossier déposé auprès de la SDEA aboutira à l’octroi de la subvention maximale soit de 80% des frais engagés ce qui permettra de retrouver de l’avance de trésorerie.

Les 5 intervenants perçoivent une indemnité issue d’un autre financement que vos dons.

Oui, vos dons sont intégralement destinés à la cantine pour l’achat des denrées alimentaires, payer la consommation d’eau et le ramassage des ordures (1x/quinzaine).

Grâce à vous ces enfants font 1 repas par jour + une collation (un fruit). Grâce à Textures les enfants sont habillés, vont à l’école et sont soignés lorsqu’ils font une crise de Paludisme.

Gérard Marino président de textures, J-Claude Omeyer secrétaire et Patricia Marino trésorier vous souhaite une très bonne santé. A très bientôt.

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