HISTORIQUE ET AVANCEE DU PROJET

Sur cette page vous retrouvez toutes les étapes du projet. A ce jours la partie "dure" est terminée et financée. Il reste à installer l'eau courante. Il faudra attendre car les services des eaux de la ville ne disposent pas pour l'instant de l'outillage pour réaliser cette installation. Nous avons gardé 500 € déjà mis de côté avant la souscription pour cette installation. 

 

 

 

Aider le projet

 

 

Au 06 juillet 2020

Un immense merci à vous tous qui suivez cette opération. C'est un succès incroyable ! Aussi bien au niveau des donateurs que sur place. Merci à Soumo et à Pauline, à tous les membres de Kanoubaga à Bobodioulasso et aux enfants qui aident au projet


 

La cantine fonctionne depuis 5 semaines.

40 enfants viennent pour manger, 21 d’entre eux viennent tous les jours depuis le début, les autres viennent 1 à 2 fois par semaine. De plus 28 enfants viennent pour jouer et 3 enfants viennent pour aider à la confection des repas mais ne restent pas à manger.

15 enfants de moins de 14 ans sont en très grande difficulté et n’ont pas fréquenté l’école depuis au moins une année. Parmi eux 3 garçons doivent aller travailler pour apporter un soutien financier à leur famille. Parmi les 15 enfants en grande difficulté 2 sont orphelins de mère, 5 sont abandonnés par la mère, 5 sont abandonnés par le père et 3 sont orphelins de père (voir document).

Pourquoi un tel succès de cette cantine ? Nous pensions accueillir 10 à 15 enfants, c’est plus de 20 qui mangent chaque jour et une 40taine qui ont déjà profité de ces repas.

Une personne qui travaille dans le secteur informel, une femme qui loue ses services pour aider au travail ménager ou à la lessive gagne 500 Fcfa par jour soit 0,80€. Un enfant qui travaille va aider sur un chantier à porter des briques ou dans un restaurant (cabaret ou maquis nom local pour restaurant) va recevoir environ 150 Fcfa soit 0,25€ par jour.

Un repas complet proposé à la cantine Kanoubaga revient à 0,80€ (céréale, légume, salade, viande ou poisson, fruit). L’enfant dans une famille pauvre ne fait souvent qu’un repas constitué d’une bouillie de farine de maïs sucrée. Afin de trouver à manger, l’enfant sort la nuit (elle tombe à 18h) et fait le tour des « cabarets » et se nourrit des restes des assiettes des clients.

Comme convenu, après un mois de fonctionnement voici le bilan :

Nous sommes début juillet :

à ce jour près de 600 repas ont été distribués par Kanoubaga. Pauline nous a envoyé un bref état des lieux et une présentation des 15 enfants les plus en difficulté.

En cliquant sur les liens (en rouge) vous pouvez accéder à ces documents, nous vous les présentons tels que nous les recevons, sans aucune modification ni correction

 

 

Libelle des  postes de dépenses de 01/01/2020 au 31/05/2020

Montants en F CFA

Montant en Euros

Frais enregistrements et impôts et constitution Assoc.

292460

445

Travaux réfection du Hangar Baba

3271000

4986

Equipements et mobiliers pour la cuisine + la cantine

982475

1498

Déplacements des bénévoles pour les démarches

35000

53

Consommables et divers

11500

18

Total avant démarrage de la cantine

4592435

7001

 

Début de la cantine le 2 juin 2020 : dépenses et recettes juin 2020

=près de 600 repas complets et équilibrés fournis à des enfants de 2 à 14ans

Libelle dépenses du 02/06/2020

Au 30/06/2020

Montants en F CFA

Montant en Euros

Recettes en euros

= dons

Administratif et taxes

6950

11

Dons cumulés depuis le début de l’opération, qu’il s’agisse de dons ponctuels par chèques ou virements ou de virements mensuels réguliers

 

2586

Consommables cantine

301535

460

Equipements cuisine

16000

24

Déplacements et divers

13500

21

Total dépenses

au 30 juin 2020

337985

516

2586

L’engagement pour des dons réguliers mensuels par virement s’élève à 215€

Grâce à vous, nous avons de quoi faire face à plusieurs mois de fonctionnement. Merci à tous c’est absolument formidable.

L’équipe sur place se rapproche actuellement des familles avec l’aide de l’action sociale afin de favoriser le retour des enfants à l’école.

Pour cela nous pensons que nous prendrons en charge les frais de scolarité et d’équipement des enfants à la rentrée scolaire :

  • 10€ frais d’inscription à l’ecole primaire
  • 120€ frais d’inscription au collège
  • Environ 30€ frais d’équipement
  • Eventuellement + l’achat de chaussure car certains enfants ne fréquenteraient pas l’ecole car le trajet à pied est long et que pied nu ce n’est pas faisable.

 

Au 17 juin 2020

 

La cantine fonctionne à présent tous les jours. Le public varie de 17 à 27 enfants. Ils sont pour l'essentiel très jeunes. L'ambiance est très sympathique en raison de la présence d'enfants du quartier qui favorisent l'intégration des nouveaux venus. Pauline, la secrétaire de l'association est très attentive à la situation de chacun et repère ceux qui sont le plus en difficulté. Elle nous fait part du cas de la petite Mariam, qu'ils appellent Princesse. Voici son commentaire :

"Coulibaly Mariam, communément appelée Princesse est âgée de 2 ans.
Cette petite fille est issue d'une famille très pauvre elle vit avec sa mère ménagère également avec ses 6 frères.
Orpheline de père, benjamine de sa famille. Elle a heureusement une  carnet de santé et un acte de naissance qui est fait par l'aide de certaines personnes de la société.
Sa mère a de la peine à les faire manger deux fois par jour même avec le peu qu'elle gagne en se promenant dans les cours pour chercher du travail tels que faire la lessive et la vaisselle à 400 ou 500f ce qui ne garantit pas leur alimentation à 7 personnes en famille. Très souvent la petite fille se promène de cour en cour pour manger avec les autres, et dort la nuit avec sa mère qui vit sous couvert. Princesse est une petite que nous avons remarqué depuis quelque temps au centre Djeliya en compagnie des autres enfants souvent elle passe toute la journée au centre et fini à s'en dormir à terre sous les manguiers, sa mère s'intéresse peu d'elle. 
Au début elle était méfiante envers les autres car elle est la plus jeune, elle se sent bien et confiante après une semaine, heureuse également en compagnie de toute l'équipe. On l'appelle Princesse 😊"

 

   
Princesse au début puis après quelques jours… 

 

Nos contacts sur place sont très actifs et nous sommes informés chaque jours de la fréquentation et de la manière dont les groupes d'enfants sont gérés. Au début, quelques enfants du quartier sont venus partager le repas. Maintenant, la place est laissée aux plus nécessiteux et les enfants du quartier participent à l'animation, l'entretien, ce qui aide considérablement l'intégration. Dans le petit film qui suit, on voit Princesse qui va manger directement dans une bassine, réflexe caractéristique d'un enfant des rues, un petit garçon qui vient se faire laver la tête et qui s'est bien intégré après une brêve période de méfiance, quelques filles qui jouent calmement en dehors du repas.  

Textures association envoie régulièrement des colis avec des vêtements, des jeux, des livres. Les derniers envois arrivent doucement en raison de la surcharge d'envoi imposée par la crise sanitaire. Nous suivons de près la fréquentation de la cantine et essayons d'avoir un historique pour chaque enfant, voir s'il a encore de la famille, un carnet de santé, s'il est possible de le scolariser. La tâche est lourde et nous saluons Soumo, sa femme Pauline et Pauline, la secrétaire de l'association qui font un travail remarquable. 

Voici quelques images de l'activité de ces deux dernières semaines :

  

 

 

 

 

 

La cantine a distribué ses premiers repas mardi 1er juin et a accueilli 24 enfants et sert depuis une vingtaine de repas tous les jours, tout en assurant l'accueil des enfants toute la journée

 

10 juin 2020

Depuis le premier juin 2020, les repas sont distribués tous les jours, plusieurs adultes aident Soumo et les deux Paulines pour la préparation, la distribution, le nettoyage, auxquels participent également des enfants et l'animation du lieu. Nous suivons les opérations au jour le jour avec les comptes, les menus et les présences des enfants. Voici quelques images des ces derniers repas.

 

Premier juin 2020 ouverture de la cantine et distribution de 24 repas

Soumo a pris le parti d'inviter quelques enfants du quartier pour favoriser l'intégration locale du projet contribuer à la sociabilisation des enfants. La demande est très forte mais pour le moment, nous cherchons à instaurer une régularité dans le fonctionnement. Nous venons de recevoir des nouvelles de la deuxième journée ainsi que des photos : d'autres enfants se rajoutent, le tableau noir est utilisé, le repas est végétarien. 

 

 

Point de départ

Dans le cadre de ses recherches sur les diverses techniques en céramique, Patricia est allée à la rencontre de potières africaines et a découvert cette civilisation. Des liens forts se sont tissés à Siniéna, village de la région des cascades dans le secteur de Banfora au sud ouest du pays. Echanges entre professionnelles mais aussi, des liens d'amitiés qui se développent, renforcés par les difficultés du quotidien : pauvreté, maladies, mortalité des petits enfants. Progressivement, s'est mis en place une modeste collaboration autour de l'équipement du village, de l'école et surtout la création d'une association de femmes qui luttent contre la malnutrition des petits enfants qui fait des ravages. Cette association fonctionne depuis une dizaine d'années. Patricia a fait construire un local en dur pour mettre à l'abri les denrées alimentaires pour organiser une distribution hebdomadaire de bouille nutritive en compensation des carences alimentaires. 

 

  

construction de la cuisine de Siniéna financée par Patricia en 2013 et qui fonctionne toujours aujourd'hui

 

Projet Kanoubaga

Aujourd'hui, le pays est en guerre, des populations sont déplacées, l'insécurité engendre des haines inter-communautés, les familles éclatent. Le problème est criant dans les grandes villes. Bobo Dioulasso, la seconde plus grande ville du pays, plus d'un demi million d'habitants, est durement impactée et les enfants sans attaches sont de plus en plus nombreux. Nous souhaitons aider l'association KANOUBAGA à monter une cantine où les enfants des rues trouvent de quoi se nourrir, se soigner et se protéger.

 

 

attention ! l'adresse qu'indique Soumo n'est pas exacte : à corriger en Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Depuis très longtemps, la poterie Textures et Patricia ont des liens avec le Burkina Faso. 

Après une projet d'aide au village de Siniéna qui aujourd'hui tourne pratiquement en autonomie, elle souhaite, avec Textures, financer un lieu d'accueil avec cantine pour les enfants des rues de Bobo Dioulasso.

 

Restauration du local "BABA"

Le projet est déjà bien avancé. Soumaila Dia (Soumo) a réuni des volontaires, décidés à s'engager, un lieu où installer l'activité et est à la recherche d'aides. L'objectif serait dans un premier temps de proposer un repas par jour pour une quinzaine d'enfants et de s'adapter au fur et à mesure à l'évolution de la situation dans ce quartier du secteur 1 de la ville. Avec Textures nous envisageons d'apporter deux types d'aide :

  • la restauration du local et son équipement pour faire fonctionner cette cuisine. Les travaux ont commencé et chaque jour nous voyons avancer le travail. Avec l'arrivée de la saison des pluies, l'urgence était la mise en place d'un toit. Sa mise en place, après dépose est bien avancée le 25 avril 2020. Les éléments mobiliers sont attendus, ainsi que le branchement au réseau pour l'eau.
  • l'achat des denrées et la couverture des frais de fonctionnement.

   

Le toit est en cours de pose au 30 avril 2020

Les murs d'origine vont être renforcés. Le nouveau toit est traité contre la corrosion et permettra la poursuite du chantier malgré l'arrivée de la saison des pluies.

 

Avec Soumo, nous travaillons sur ce projet depuis 2017. Il était fondamental d'en arriver au lancement de l'action avec une certitude de perennité et une possibilité de suivi à distance malgré la situation politique, d'où le temps que cela nous a pris avant de pouvoir présenter cette cantine au public.

Sur place, Soumo a réuni une équipe de volontaires ayant chacun des compétences spécifiques. L'association Kanoubaga va se développer et s'enrichir de membres nouveaux. Le démarrage du chantier engendre des engagements. Le projet est solide et s'appuie sur plus d'une dizaine d'années d'expériences réussies ou non. Nous avons tiré les leçons des échecs et sommes tous conscients des erreurs à éviter.

L'implantation est fondamentale : nous avons étudié la possibilité d'une location et visité de nombreuses constructions. Au final, il s'avère qu'il vaut mieux investir dans la restauration d'un lieu déjà orienté vers l'action sociale et culturelle pour la jeunesse, que nous connaissons depuis longtemps, dans le quartier ou vit Soumo, sa famille et plusieurs membres de cette association. Malgré la lourdeur des travaux de mise en conformité, ce choix reste économiquement le plus intéressant. Après quelques négociation, nous avons obtenu l'accord enthousiaste des autorités du lieu et même l'engagement du responsable au sein de Kanoubaga. 

  

Oumar Traoré, responsable du centre culturel Djeliya où va s'installer la cantine du projet adhère à l'association

Le chantier a démarré dès la mi-avril 2020, malgré l'état d'urgence en raison de l'insécurité et de la pandémie. Ici en Alsace, nous sommes en liaison quotidienne avec Soumo et son équipe par internet et téléphone, même si les communications restent difficiles (il est compliqué de recevoir du Burkina des pièces jointes, des photos ou des films en raison du débit assez faible, d'où le côté bricolé de la documentation visuelle que nous présentons). Mais contrairement à beaucoup de projets de ce type, ici on peut voir que la réalisation n'est pas fictive et les envois d'argent sont immédiatement suivi d'effets.››

Début des travaux :

Il fallait commencer par le toit, la saison des pluies arrive, le chantier doit être protégé. Mi avril, le toit est démonté.

 

 

une structures métallique va remplacer l'ancienne charpente en bois. Toutes les parties sont traitées pour ne pas rouiller et les murs seront restaurés pour supporter ce toit qui par la nature des matériaux, sera plus léger et plus solide que celui d'origine. 

 

 

La jonction avec les murs est renforcée au ciment. Le pourtour est fermé et équipé d'une porte en métal. 

 

 

 

Le sol en terre battue ne correspondait plus à l'usage. Il sera couvert d'une dalle avec des carreaux de céramique. 

 

 

Le hangar Baba retrouve sa fonctionnalité. Il ne reste plus qu'à y installer une arrivée d'eau, un système de production d'électricité, les tables et chaises et les ustensiles de cuisine pour accueillir les premiers commençaux. 

 

 

Travaux : le local est prêt. 
Les murs ont été renforcés, peints, le toit en métal posé. Une porte en métal protège le lieu, les sols sont carrelés. Un tableau noir a été peint sur le mur.

 
 

Equipement : Installation d'un panneau solaire qui permet l'éclairage durant toute la nuit, accrochage d'u extincteur. Le mobilier, tables, chaises, armoires est livré ainsi que le matériel de cuisine. 

  

        

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